5 Bonnes Raisons d’Investir Dans Un Parc Éolien

Investir Dans Un Parc Eolien
Investir Dans Un Parc Eolien

Lorsque l’on parle d’investissement rentable et sure, c’est à l’immobilier que  l’on pense. Mais que faire de l’argent gagné ? (à part le dépenser). Quentin nous parle ici d’un secteur qu’il connait particulièrement. 

 

5 Bonnes Raisons d’Investir
Dans Un Parc Éolien

Vous ne le savez sans doute pas, mais il est tout à fait possible d’investir dans un parc éolien.

Ni de la bourse, ni de l’immobilier, ni des obligations, ce type d’investissement est un peu différent des outils d’épargnes habituels en France.
Les Allemands et les Danois en sont très friands et y placent une partie de leur épargne… Et ils n’ont pas tard.

Voici 5 raisons d’investir dans un parc éolien !

1. Écologique

En pensant « éolien », on pense immédiatement « écologie » ! C’est la première et la plus évidente de raisons d’investir !
L’éolien est un moyen de production de l’électricité :

  • Propre : pas de pétrole, pas de CO2, pas de déchets.
  • Renouvelable
  • Durable : les parcs éoliens sont prévus pour durer 20 ans, mais il est possible de prévoir de les prolonger sans prendre de risques.
  • Recyclable : si, à la fin de la vie d’une éolienne, on décide de la retirer, aucun problème ! On la démantèle : l’acier et le cuivre (98 % du poids de la machine) se recyclent, le béton de la fondation aussi (en matériaux routiers). Si ne reste aucune pollution sur site. Quelle autre filière peut se targuer d’un démantèlement aussi propre !
  • Efficace : contrairement à ce que disent les opposants, les éoliennes sont aujourd’hui des outils de production de l’énergie efficaces ! Certes, le vent ne souffle pas tous les jours, mais tant qu’on se situe en dessous de 15 % d’éolien dans le mix énergétique, cela ne pose pas de problème. Aujourd’hui, en France, nous sommes à 2 %, il y a donc de la marge.

2. Local

Lorsque vous investissez en bourse, vous ne savez pas vraiment où va l’argent, quel pays cela enrichira.
En investissant sur un parc éolien, vous investissez sur un projet local ! Vous savez tout à fait où il se trouve et vous pouvez aller voir votre épargne produire de l’électricité.
Il y a un petit bémol, c’est que vous ne pourrez pas forcément trouver un parc qui se monte tout près de chez vous et qui ouvre son capital au public.

3. Vous diversifiez votre épargne

Une crise boursière ? Une crise immobilière ? L’éolien ne connaît pas cela !
L’éolien a deux particularités :

  • C’est un outil industriel. J’entends par là, que les aléas financiers et immobiliers n’interfèrent pas dans le montage d’un projet.
  • Son « carburant » ne dépend pas des aléas économiques mais uniquement de la météo.

Ainsi, c’est un très bon placement de diversification.

4. Sécurisé sur 15 ans

En France, il y a un « tarif de rachat » de l’énergie éolienne.
Celui-ci garantit un revenu sur quinze ans. Par conséquent, pas de soucis sur la partie « vente » de l’électricité produite durant cette période.
Il y a n néanmoins tout de même des risques :

  • Absence de vent : mais on ne monte pas un parc sans avoir étudié le vent. Il peut y avoir une ou plusieurs mauvaises années, mais rarement quinze de suite.
  • Pannes.

Même au-delà de 15 ans, la vente d’électricité n’est pas forcément un problème. Pourquoi ?
Avez-vous entendu parler de crise énergétique ? De pic pétrolier ? De sécurité nucléaire ? Évidemment, ces facteurs impliquent que l’énergie du future sera rare et chère…

Au bout de 15 ans, les éoliennes sont remboursées, les prix de revient diminuent considérablement. Hors, durant les 15 premières années, le prix de revient de l’énergie éolienne est de 8,2 centimes/kWh (vous vous payez 12 centimes). Par comparaison, aujourd’hui, on constate les prix de revient suivants :

  • Hydraulique (barrages – déjà amortis) : 2cts/kWh
  • Nucléaire ancienne génération (amorti) : environ 4 cts/kWh
  • Gaz : 6 à 8 cts/kWh (montera avec les cours du gaz)
  • Charbon : 5 à 10 cts/kWh
  • Nucléaire EPR : estimé entre 7 et 12 cts/kWh
  • Pétrole : 15 cts/kWh
  • Solaire : >20 cts/kWh

On ne constate donc que l’éolien est déjà compétitif.
Ainsi, au delà de 15 ans, il n’y a pas de crainte à avoir sur la revente de courant et donc sur les revenus de du parc.

5. Rentable.

J’ai volontairement gardé cette raison pour la fin. Vous imaginez combien ?

  • Un livret A ? Non, mieux que ça…
  • Une assurance-vie en euros ? Encore mieux !

La rentabilité varie selon les lieux et les éoliennes choisies, mais
une rentabilité nette de 4 à 5 % est tout à fait envisageable.

Mieux encore !

  • Si l’inflation sur l’énergie est supérieure à l’inflation « normale », vous pourrez espérer gagner encore 1 ou 2 %.
  • Si le choix est fait de prolonger l’éolienne au-delà de 20 ans (durée prévisionnelle de vie), la rentabilité pourrait gagner encore 2 %. Soit 6 ou 7 % !

Comment investir dans un parc éolien ?

En France, c’est un marché de niche, les projets éoliens dont le financement est ouvert au public ne sont pas légions ! Mais il y en a tout de même quelques-uns chaque année. J’explique en détail comment faire dans cet article .

Se renseigner sur cet investissement.

On ne va pas en bourse sans rien n’y connaitre !
C’est pareil pour l’éolien, il convient donc de se renseigner un peu avant d’investir, je vous invite donc avant de vous lancer à vous renseigner sur l’investissement éolien :
• Livres
• Internet
• Entreprise travaillant dans le secteur.

À vous de jouer maintenant !

Merci Quentin.

Cet article a été rédigé par Quentin DELESCLUSE, du blog investissement-immobilier-en-direct.fr

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Ludovic

Bonjour,

l’éolienne n’est pas écologique. Avec un rendement annuelle de 24% et ne fonctionnant qu’avec des vents entre 15 et 80 km/h, obligeant les constructeurs à intégrer des motorisations qui fonctionnent dans la très grande majorité des cas au fioul. In fine, le bilan écologique est nul et les éoliennes sont tout sauf un investissement d’avenir. De plus les contrats signés avec les prestataires sont évolutifs et la rentabilité n’est pas forcément au rendez-vous.

Il est dommage pour un pays comme la France qui fut à la pointe de la technologie, devoir être aujourd’hui à la traîne dans de nombreux secteurs technologiques. Nous n’avons pas été capable d’anticiper, nos filières ont mauvaises presses, et 15.5% de nos ingénieurs ont quitté notre pays pour vendre leur savoir faire dans des terres plus propices.

Vraiment un bilan négatif….

Amicalement Ludovic

Quentin

Bonjour Ludovic,

Intéressant comme point de vu, mais tu fais des erreurs en répétant les arguments des opposants.

Alors en premier lieu, tu parles de rendement annuel de 24%. il ne s’agit pas de rendement mais de facteur de charge. Quelle différence ?

– Le rendement, c’est le ratio entre l’énergie qui entre dans la machine (éolienne ou pas) et l’énergie disponible qui sort.
Le rendement d’une centrale thermique (nucléaire ou à combustible fossile) est de l’ordre de 30 à 40%, c’est à dire qu’il faut « brûler » 1kWh d’Uranium ou de pétrole pour obtenir 0.3 à 0,4 kWh d’électricité. Pour une éolienne, c’est environ 45%. La différence, c’est que le vent ne se paye pas, contrairement à l’uranium ou au pétrole.

– Le facteur de charge : c’est une grandeur tout à fait différente, il s’agit ici du nombre de kWh produit dans une année, par rapport au nombre de kWh maximum théorique que la centrale peut produire dans l’année. Pour les centrales thermiques le facteur de charge peut aller théoriquement jusqu’à 100%, en fait, il est plutôt au maxi de 80% pour les centrales à combustible fossile et de 70% pour les centrales nucléaire (le reste du temps étant consacré aux maintenances. Les éoliennes, le chiffre est en France autour de 25% (c’est le 24% que tu as entendu). C’est à dire qu’une éolienne de 2MW qui devrait produire théoriquement 17,2 GWh dans l’année, n’en produit « que » 4,3. Mais, il faut bien se rendre compte que si les centrales nucléaires qui produisent la base de l’énergie électrique sont « allumées » à leur maximum, les facteur de charges réels des centrales à gaz, à charbon, à pétrole et hydrauliques sont bien inférieurs à 80%, car ces moyens de production ne servent que pour les pointes de consommation.

« Les éoliennes fonctionnent avec des vents entre 15 et 80 km/h ». Tu as presque juste, la vitesse de démarrage est au alentours de 8 à 14km/h selon les modèles, elles s’arrêtent pour tempêtes entre 90 et 120 km/h selon les modèles.
Mais attention, il ne s’agit pas de la vitesse de vent au sol, mais à hauteur du moyeu, soit à 80m ou 100m de hauteur ou le vent est beaucoup plus fort.
Au final, les éoliennes tournent environ 80% du temps (pas toujours à pleine puissance). Le reste du temps, quand il n’y a pas de vent, ou qu’il y a des tempêtes ou des maintenances, elles ne tournent pas.

« Les constructeurs d’éoliennes sont obligés de mettre des moteurs au fioul ». Là encore, tu as déformé les propos que les opposants t’ont tenu. Je peut t’affirmer avec certitude qu’il n’y a aucun moteur au fioul dans les éoliennes d’aucun constructeurs. J’ai déjà visité pas mal d’éoliennes du bas jusqu’en haut et je continue de le faire régulièrement. Je n’ai pas encore trouvé ce fameux moteur au fioul. Et puis, une éolienne, c’est 2MW, c’est à dire 3000 chevaux. C’est quoi la taille d’un moteur au fioul de 3000 chevaux ? C’est 30 fois celui d’une voiture ! Pour placer ça dans le mât, ou la nacelle, ça risque d’être compliqué.

Ce que les opposant ont voulu t’expliquer, c’est que le caractère intermittent des éoliennes oblige les producteurs d’électricité comme EDF d’avoir en réserve des centrales « pilotables ». Donc des centrales au fioul, mais aussi des barrages, des centrales à gaz… Pas Nucléaire car c’est trop lent.
Ce que dit RTE (filiale d’EDF qui gère le réseau électrique), c’est que, pour compenser l’intermittence de l’éolien, il faut installer 1 MW de centrale pilotable pour 4 MW d’éolienne.
Je concède donc que sans rien en face, les éoliennes ne valent rien. Mais en France, les éoliennes arrivent dans un contexte où il y a déjà quelque chose : Il y a 27 GW de thermique à flamme d’existant et 25 GW d’hydraulique. Bref, théoriquement on peut mettre en France 208 GW d’éolien, il y en à 8GW aujourd’hui. On devrait donc pouvoir multiplier la puissance installée de l’éolien encore par 26 sans que cela ne pose de problème d’intermittence.
Il y a cependant une autre limite, les contraintes des variations de l’éolien sur le réseaux qui impose que l’éolien (dans l’état actuel du réseau) ne dépasse pas une quinzaine de % de la production. Soit encore tout de même encore la possibilité de multiplier la puissance installée par 5.

Bref, tant que l’éolien n’atteint pas environ 30 GW installés, pas besoin de nouvelles centrales à construire en France (et certainement pas au fioul, puisque c’est les moins rentables). Donc en dessous de ce seuil, elle viennent se substituer au nucléaire, au charbon, au gaz et au fioul (tous polluants). Ensuite, c’est une autre histoire qui s’écrit actuellement en Allemagne, à savoir qu’au delà, il faut soit construire de nouvelles centrales, soit améliorer considérablement le réseau. A ce moment, il devient inutile de mettre de l’éolien supplémentaire.

Comme tu le voit, je ne suis pas un ayatollah de l’éolien, je sais juste qu’elles sont bénéfiques jusqu’à un certain seuil.

Côté rentabilité, évidemment, si on construit un parc dans une zone non venté, oui, elle peut être mauvaise. Mais dans ce cas là , le développeur n’y va pas. Les entreprises ne sont pas idiotes, elles mettent des mats de mesure de vent avant d’investir dans la construction d’un parc. Ensuite, le calcul est assez simple, en effet, il y a toujours le prix de la construction (comme pour tout investissement industriel), le coût de fonctionnement, lui, ne dépend que de la maintenance. En effet, il n’y a pas de carburant à mettre dans les machines.

Sur le bilan énergétique (j’anticipe certaines critiques), l’énergie nécessaire à la fabrication d’une éolienne, est remboursée en un à deux an de fonctionnement. Ceux qui mettent des panneaux solaires dans le nord de la France ne peuvent pas en dire autant !

Quand au fait que la France n’est plus à la pointe de la technologie, je ne peux qu’abonder en ton sens. C’est dommage. Il n’y a pas de politique industrielle et technologique depuis 1974, on en paye les conséquences aujourd’hui.
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NIER

QUENTIN

Je suis tout à fait d’ accord avec toi sur la réponse faite à LUDOVIC dont les propos sont stéréotipés; ça sent « VENT DE COLERE ».

Cordialement

Michel

Quentin

ça sent vente de colère effectivement. Mais il faut toujours rester mesuré, car les arguments de vents de colère aussi stéréotypés et déformés soient-ils, ont toujours une source profonde réelle.

Aussi, il ne faut pas répondre avec les mêmes stéréotype. Celui qui dit, demain, on va fait 100% de l’énergie avec des éoliennes se plante. Celui qui dit que toutes les énergies renouvelables ont un bilan écologique positif se trompent.

Par exemple :
– L’hydroélectricité (parfaitement renouvelable) : A chaque fois qu’on fait un barrage, on noie une vallée ! Le meilleur exemple, le barrage chinois des trois gorges a englouti une surface plus importante que la surface évacuée après Tchernobyl et déplacé beaucoup plus de monde. Toujours sur l’hydroélectricité, quand on noie une forêt au Brésil avec un barrage, on se prive d’un puits de carbone, mais en plus, la forêt engloutie, en se décomposant, dégage du méthane (23 fois plus puissante que le CO2 pour l’effet de serre).
– Sur l’éolien, à une échelle inférieure à 15 % du mix énergétique, cela n’a aucune conséquence environnementale. Mais quand on arrive à ce seuil comme en Espagne ou en Allemagne, il faut aussi construire des centrales à gaz (En Espagne) ou à Charbon (en Allemagne) qui impliquent un bilan négatif des nouvelles installations.
– Dernier exemple : le panneau photovoltaïque qui envoie directement l’argent public des contribuables français en chine. Il est fabriqué en chine avec de l’énergie produite à base de… Charbon. Sachant que le kWh chinois produit 7 fois plus de CO2 que le Kwh français, que la fabrication du panneau photovoltaïque consomme une énergie équivalente à 3 ans de sa production. Si on l’installe en France, il faudra 3 x 7 = 21 ans de production pour compenser le CO2 émis à la fabrication. Le hic, c’est que la durée de vie du panneau est de 20 ans !

Conclusion, pour la planète, il vaut mieux ne rien faire, que de mettre un panneaux chinois sur son toit !
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Neo

Bonsoir,
j ai lu votre article sur les éoliennes qui m’intéresse particulièrement. Je voulais vous poser une question a savoir:
que pensez vous de développer cet exemple de projet sur un terrain au Portugal,(étant moi même d origine). Je pensais au coût bien sur de ce projet que je pense moins onéreux la bas, et je revendrais cette énergie « récupéré », la revendre a un pays comme la France?, je voulais faire allusion au coût/rentabilité. Qu’en pensez vous?
merci de votre réponse …

Jérôme

@ Néo

Pour une question si précise sur cette activité, je vous suggère de contacter directement Quentin sur son blog.
Le lien est à la fin de l’article.

Quentin

Bonjour,

Premièrement, au Portugal, l’éolien se porte bien, je penses qu’il est plus facile de faire de l’éolien là bas que chez nous (en termes d’autorisations administratives).

Par contre, je ne connais pas les système de vente d’électricité là bas, ni s’il y a des projets « indépendants » des groupes énergétiques. Il m’est donc assez difficile de répondre sur ce cas.
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Francois M

Bonjour,

merci pour votre article.

Je me posais cependant une question. Mettons que j’investisse dans l’éolien selon la formule que vous avez présentée. Disons que je fasse du 5% par an pendant 20 ans. Très bien. Mais que devient mon capital investi au bout de ces 20 ans ? Je veux dire : puisque l’éolienne sera démantelée, cela signifie-t-il que mon capital est perdu ? Et qu’il ne me reste donc que les intérêts engrangés pendant les 20 ans ?

Cordialement

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